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Protocoles de vaccins du Dr. vét. W. Jean Dodds

PROTOCOLES DE VACCINS  pour des chiens avec prédisposition aux réactions vaccinales
Dr. vét. W Jean DODDS

Le docteur Jean Dodds est la vétérinaire qui a dit la vérité sur les vaccins à tous les amoureux des chiens. Membre de la communauté scientifique, elle a ressenti clairement que les propriétaires de chiens avaient le droit de savoir la vérité pour pouvoir prendre des décisions résultant d'une vraie information. Nous avons tous à l'égard de cette dame une grande dette.

L'article suivant a été publié dans le Journal de l'Association Américaine de l'hospitalisation des Animaux (37:1-4,2001)

Cela devient de plus en plus une évidence, en médecine vétérinaire, que les vaccins peuvent susciter des troubles chroniques et des pathologies en relation avec le système immunitaire (c'est à dire la vaccinose) particulièrement chez certaines races prédisposées, semble-t-il. Par conséquent, les cliniciens doivent être conscients de cette possibilité et proposer des approches alternatives pour éviter les maladies infectieuses chez ces animaux. Dans ces alternatives aux pratiques courantes de vaccination, on trouve:

  • Faire faire des titrages d'anticorps
  • Eviter les vaccinations inutiles et la survaccination vaccinant les chiens malades, agés, affaiblis ou fiévreux et des animaux de certaines races connues pour courir des risques accrus de réactions immunologiques (3,5-8).

LES EFFETS ADVERSES DES VACCINS

Comme l'effet secondaire le plus couramment reconnu du vaccin est l'hypersensibilité immédiate ou réaction anaphylactique, les vétérinaires connaissent moins d'autres syndromes plus rares mais tout aussi graves, qu'ils soient aigüs ou chroniques, et qui sont reliés au système immunitaire.

La profession vétérinaire et l'industrie de la vaccination ont par tradition mis l'accent sur l'importance de donner une série de vaccins à de jeunes animaux pour prévenir des maladies infectieuses, au point que cette pratique est considérée comme évidente et ne présentant aucun danger pour la majorité des animaux. Peu de cliniciens sont préparés de ce fait, à rencontrer des effets secondaires nocifs et en nient même l'éventualité.

Au-delà des réactions immédiates d'hypersensibilité, d'autres symptômes aigus se déclarent dans les 24 à 72 heures après ou de 7 à 45 jours plus tard: réponse immunologique retardée
( 1,6,9,10). Et même des réactions secondaires encore plus tardives comprennent la mortalité de par le vaccin hautement dosé contre la rougeole chez les très jeunes enfants, les fibrosarcomes sur le lieu de l'injection chez les chats et des maladies d'articulations liées à des anticorps de la maladie de Carré chez les chiens. La charge antigénique, toujours accrue, supportée par l'organisme récepteur, venant de vaccins à virus vivants atténués est présumée être responsable  de l'attaque immunologique qui a pour résultat une réaction tardive d'hypersensibilité.

Les signes cliniques associés avec les réactions vaccinales non-anaphylactiques comprennent:

la fièvre, des raideurs, des douleurs articulaires, de la fragilité abdominale, de la vulnérabilité aux infections, des désordres neurologiques, l'encéphalite, l'anémie hémolytique auto-immune
( AIHA)qui aboutit à un ictère, ou à une thrombocytopénie liée à l'immunité (ITP) qui peut donner des pétéchies ou une hémorragie ecchymotique.

Les enzymes hépatiques peuvent être notoirement élevés et un dysfonctionnement du foie ou des reins peut survenir seul ou accompagné de suppression de moelle osseuse (3).
Qui plus est, la vaccination à virus vivant désactivé, est associée à des phénomènes de courtes attaques passagères ("seizures") chez des chiots ou des chiens adultes de race pure ou mélangée, ayant une prédisposition à des maladies à médiation immunitaire, particulièrement celles concernant les tissus sanguins ou endocriniens ( par exemple l'AIHA , l'ITP ou la thyroïdite auto-immune).
La polyneuropathie post-vaccinale est une entité reconnue, associée occasionnellement avec l'utilisation des vaccins contre la maladie de carré, la parvovirose, la rage et sans doute d'autres (3,6,9).

Les divers signes cliniques qui en résultent sont l'atrophie musculaire, l'inhibition ou l'interruption du contrôle neuronal des fonctions organiques et tissulaires, l'incoordination et l'état de faiblesse.

Par conséquent, nous avons la responsabilité de conseiller à tous ceux qui élèvent et prennent soin d'animaux domestiques, de cette potentialité pour des portées et des parentés avec des prédispositions génétiques, d'un risque accru encouru au niveau de ces réactions négatives aux vaccins.
Les vaccins du commerce, de temps à autre, peuvent être aussi contaminés avec d'autres agents viraux occasionnels qui peuvent produire des effets fâcheux non négligeables, comme cela avait été le cas avec un vaccin contre le parvovirus, qui était contaminé avec le virus de la langue bleue.
Cela avait eu pour effet l'avortement et la mort quant administré à des chiennes gestantes.  Cela avait un lien avec la pratique mal avisée mais trop courante de vacciner des animaux en gestation.


La possibilité d'effets secondaires tels que la survenue de maladies chroniques chez des chiens mâles et des femelles non pleines qui auraient reçu ce lot de vaccins demeure en question, bien qu'il y ait eu des cas anecdotiques de manque d'énergie et de dysfonctionnement rénal chez des chiens de traîneaux de compétition.
Récemment,un fabricant de vaccins a du rappeler tous les produits contenant un composant pour la maladie de Carré parce qu'ils étaient associés avec un taux plus élevé que prévu de réactions post-vaccinales au niveau du système nerveux central, 1 ou 2 semaines après l'injection.

Si, nous, membres de la profession, nous concluons que nous sur-vaccinons, nous devons en tirer des conclusions telles que l'absurdité de l'argent dépensé par nos clients, inutilement en vaccins, malgré le fait que solliciter nos clients pour encourager les vaccins annuels puisse partir d'une bonne intention: permettre aux animaux domestiques de bénéficier d'une vérification de leur bon état de santé.

Donner des rappels annuels non nécessaires équivaut à donner au client un service qui ne lui apportera sans doute qu'un piètre bénéfice pour la protection - déjà existante -de l'animal contre ces maladies infectieuses. Cela augmente aussi le risque de réactions néfastes venant de l'exposition répétée à des substances étrangères.

Les vaccins polyvalents à virus vivants désactivés qui se multiplient dans l'organisme récepteur provoquent une invasion antigénique plus forte chez l'animal et aboutit à une réponse immunitaire plus soutenue et plus efficace. Cependant, cela peut submerger l'organisme, qu'il soit dans un mauvais état d'immunité ou même s'il est sain qu'il soit exposé durablement à d'autres facteurs extérieurs  comme à une prédisposition génétique responsable d'une réaction négative à une attaque virale (1-3,9,13).
Le jeune chiot ou chaton à peine sevré introduit dans un nouvel environnement, court un risque particulier. De plus, alors que la fréquence des vaccinations comprend normalement des laps de temps de 2 à 3 semaines entre chaque, certains vétérinaires ont recommandé une vaccination par semaine dans des situations de stress.

  • Cette manière de faire offre peu de sens sur le plan scientifique ou médical (5)

Une augmentation de la réaction immunitaire se voit chez des chiens qui présentent des allergies respiratoires ( = atopies) aux pollens. Qui plus est, l'explosion d'incidence de cas de maladies allergiques et immunologiques est liée à l'introduction des vaccins à virus vivants désactivés depuis 20 ans (6).
Même si d'autres facteurs extérieurs jouent un rôle indéniable, il est probable que l'introduction de ces antigènes vaccinaux avec ce qui les entoure fournisse l'estocade finale pour que le seuil de tolérance immunologique déborde chez quelques éléments de la population d'animaux domestiques.

DES RACES PREDISPOSEES

Il y a 20 ans, cet auteur a commencé à étudier des familles de chiens qui présentaient une fréquence accrue de maladies hématologiques liées à l'immunité (par ex : AIHA,ITP ou les 2).
Parmi les races prédisposées les plus communément reconnues se trouvaient:

les Akitas, le Cocker Spaniel américain, le Berger Allemand, le Golden Retriever, le Setter irlandais, le Grand Danois, le Terrier Bleu du Kerry, et toutes les variétés de caniches ou de Teckels; mais la prédisposition était plus marquée chez le caniche standard, le teckel à poil long, le Bobtail, le Scottish Terrier, le Shetland, le Shih tzu, le Vizla, le Braque de Weimar tout comme les races blanches ou à prédominance blanche ou avec une robe à dilution c'est à dire les Pinschers bleus et fauve, le Colley merle, le Berger Australien, le Shetland et le Grand Danois arlequin.

Récemment, d'autres chercheurs ont remarqué la fréquence relativement élevée de AIHA et ITP ou la combinaison des 2 chez les cockers Spaniel américains et les bergers Bobtail. Une proportion significative de ces animaux avaient été vaccinés avec des vaccins monovalents ou polyvalents dans les 30-45 jours avant que ne se déclare leur maladie auto-immune. De plus, les mêmes races répertoriées ci-dessus semblent être plus sujet à d'autres réactions négatives, en particulier à des attaques post-vaccinales, des températures élevées et des crises douloureuses dues à l'ostéodystrophie hypertrophique ( HOD).
Pour des animaux qui ont été victimes d'effets secondaires, la recommandation est souvent de se dispenser de les vacciner au moins jusqu'après la puberté et à la place, de mesurer les titres d'anticorps sérologiques concernant les différentes maladies pour lesquelles on vaccine. Cette recommandation soulève un problème avec la réglementation sur la vaccination contre la rage. Vu que les vaccins anti-rabiques (rage)  sont fortement immunogènes et sont connus pour provoquer comme effet secondaire une réaction neurologique, il serait souhaitable de reporter la vaccination anti-rabique dans de tels cas. Une lettre du vétérinaire soignant  précisant la raison pour laquelle est demandée une dérogation à la vaccination antirabique, pour les chiots ou chiens adultes sujets à des effets secondaires avérés devrait suffire.

Pour compléter avec d'autres exemples, des découvertes venant de la base de données très fournie de l'auteur, au sujet de 3 races prédisposées sont résumées au-dessous.

MALADIE ASSOCIEE AUX VACCINS CHEZ LES BOBTAILS

Les Bobtails semblent être prédisposés à une panoplie de maladies auto-immunes. Parmi celles-ci, les plus courantes sont l'AIHA , l'ITP, la thyroïdite et la maladie d'Addison.
Entre 1980 et 1990, cet auteur a étudié 162 cas de maladies hématologiques à médiation immunitaire chez cette race. 129 de ces cas étaient atteints de l'AIHA, de l'ITP ou les deux. La vaccination dans les 30 jours précédents était le seul événement déclencheur identifiable dans 7 cas et constituait un facteur contribuant dans 115 autres cas (2).
Une maladie de la thyroïde a été reconnue comme problème primaire ou secondaire dans 71 cas, ce qui est vraisemblablement une sous-estimation de la véritable incidence, vu que les tests de fonctionnement de la thyroïde n'ont pas été faits ou n'étaient pas concluants dans la plupart des autres cas.

Une expérience avec une famille de bobtails a corroboré une prédisposition génétique à la thyroïdite auto-immune, la maladie d'Addison et l'AIHA ou l'ITP ou les deux - un exemple de maladie autoimmune polyglandulaire. Le pedigree était présent chez 108 sur 162 cas de maladie autoimmune. Une relation de cause à effet étroite a été trouvée chez tous sauf 7 des chiens affectés (2). 2 sur 3 des pedigrées trouvés dans l'étude de Day et Penhale étaient aussi reliés à ce grand groupe d'étude nord-Américain.

LA MALADIE ASSOCIEE AUX VACCINS CHEZ LES JEUNES AKITAS

Les Akitas sont aussi sujets à un bon nombre de désordres liés à l'immunité, comprenant le VHK (syndrome de Vogt-Koyanagi-Harada), le pemphigus, la polyarthrite liée à l'immunité  héréditaire, qui se déclare chez jeunes sujets (=IMPA).
L'IMPA juvenile se trouve chez les Akitas de moins de 8 mois. Sur des chiots de la même portée dans la série étudiée par l'auteur, l'âge moyen d'apparition était de 14 semaines.
Les signes initiaux sont apparus dans les 3 à 29 jours suivant une vaccination avec virus vivant désactivé ou à virus tué ou les 2 avec un temps de réaction moyen de 14 jours. Tous avaient des douleurs articulaires accentuées et des accès de fièvre qui duraient 24 ou 48 h. Des hémogrammes ont révélé une anémie modérée non-régénérative, la leucocytose neutrophile et occasionnellement la thrombocytopénie. L'arthrocentèse et la radiothérapie ont montré de l'arthrite non-infectieuse, non-érosive.

Malgré le traitement de la maladie à médiation immunitaire et la pyréxie, tous les 8 chiens eurent la maladie à répétition puis moururent ou furent euthanasiés vers l'âge de 2 ans de par une insuffisance rénale et l'amyloidose systémique évolutive. Des autopsies ont été réalisées sur 3 chiens et 2 sur les 3 avaient une amyloïdose glomérulaire et des signes étendus de vasculite.

L'évolution , les symptômes et le lien très fort avec l'immunisation suggèrent que la polyarthrite juvénile et l'amyloïdose qui en découlent chez les Akitas puissent être une réponse auto-immune provoquée par les antigènes viraux ou d'autres composants de vaccins.
Le cursus vaccinal a été étudié pour 129 chiots appartenant à la famille des Akitas dont il est question plus haut. Un vaccin polyvalent à virus vivant désactivé avait été inoculé à 104 d'entre eux ; 10 (9.8%) eurent des symptômes d'effets secondaires et en moururent. 6 autres chiots reçurent un produit vaccinal à virus tué ( qu'on ne trouve plus dans le commerce ) sans réactions négatives et 19 chiots reçurent des nosodes homéopathiques, suivis initialement par le vaccin contre la parvovirose, avec une conséquence (5.6% morts et un malade, mais qui survécut) (3).

Une base génétique pour la maladie à médiation immunitaire et les états d'immunodéficience est bien connue (1,2,12,13,15,17,18). Le mécanisme qui provoque la maladie liée à l'immunité est mal compris mais les facteurs de prédisposition sont impliqués quand des sujets avec risque génétique rencontrent des agents extérieurs qui induisent de l'inflammation non-spécifique, du mimétisme moléculaire ou les 2. Les effets combinés de ces facteurs génétiques et environnementaux outrepassent la tolérance normale du corps et s'accompagnent de dérégulation ou déséquilibre des cellules T.
Vu que l'Akita moderne est issu d'un bassin génétique assez réduit, le fait de comprendre les éléments déclencheurs du milieu pour l'IMPA juvénile est d'une importance immédiate. De nombreux agents ont été mis en cause comprenant des médicaments, des vaccins, des virus, des bactéries, des produits chimiques et d'autres éléments toxiques. Bien que les petits d'une portée d'une famille affectée finissent dans des lieux différents, tous subissent des procédures d'immunisation relativement standardisées à un âge donné .

MALADIE D'ORIGINE VACCINALE CHEZ LES JEUNES BRAQUES DE WEIMAR

La race du Braque de Weimar semble être particulièrement sujette à la fois à l'insuffisance immunitaire et aux maladies auto-immunes, ce qui a été reconnu avec de plus en plus de fréquence chez les éléments étudiés de cette race les 15 dernières années.

La thyroïdite auto-immune qui amène à l'hypothyroïdie avec ses signes cliniques, est certainement la plus commune parmi ces désordres, en même temps que l'HOD-dü aux vaccins des jeunes Braques de Weimar.

Pendant une période de 2 ans: 1986/1988, Couto a évalué 170 braques de Weimar et apparentés, comprenant des chiots affectés et leur famille. Les signes cliniques des chiens atteints incluaient de fortes fièvres, de la polyarthrite avec douleur et gonflement typiques du HOD, de la toux et de la détresse respiratoire due à la pneumonie, des ganglions lymphatiques enflés, de la diarrhée, de la pydermie et de l'ulcère buccal.
Dans la plupart des cas, les premiers signes cliniques ont été détectés peu de temps après une vaccination avec une seconde dose de vaccin à virus vivant attenué polyvalent quand les chiots avaient entre 2 et 5 mois.
Cet auteur a étudié plus de 60 braques de Weimar atteints d'une maladie due aux vaccins.
Dans les 24 cas décrits dans un article précédent, l'âge moyen de survenue de signes cliniques était de 13 semaines et demie avec un temps moyen de réaction de 10 jours et demi après une vaccination. Les mâles ont été atteints en grande majorité. Tous les chiots atteints ont présenté de très fortes fièvres, des douleurs et de la polyarthrite (HOD).  Un ensemble de signes identique à ceux des jeunes Akitas touchés, décrits précédemment.

  • La majorité des chiots atteints souffraient de leucocytose (avec neutrophilie ou neutropénie), de diarrhée, de léthargie, d'anorexie et de ganglions lymphatiques enflés.

Quelques chiots avaient aussi des niveaux d'immunoglobuline A ou M - ou les 2- en dessous de ce qui est considéré normal à leur âge et un des chiots avait aussi une déficience en immunoglobuline G( IgG). Les autres symptômes comprenaient la toux, la pneumonie, la dépression, des attaques ou un comportement de drogué, le refus de rester debout ou de bouger, de l'hyper-esthésie (marcher sur des oeufs).
Le résultat pour la moitié de ces cas a été bon ( 12 sur 24 sont des adultes en bonne santé ) mais 2 sont morts, 3 chiots ont été euthanasiés et 3 sont restés des malades chroniques à l'âge adulte; 4 ont été perdus de vue.
Le traitement de ce syndrome clinique qui a donné les meilleurs résultats consiste en une dose initiale de cortico-stéroïdes sous forme parentérale suivie d'une série de cortico-stéroïdes à réduire progressivement pendant 4 à 6 semaines. Des antibiotiques à large spectre peuvent être administrés de façon préventive et de la vitamine C 500 à 1000 mg par jour peut être incluse pour renforcer les défenses immunitaires.
Les rechutes sont traitées en augmentant les cortico-stéroïdes pendant quelques jours jusqu'à ce que la crise soit passée. La réponse au traitement initial à la cortisone est toujours spectaculaire, la fièvre et la douleur articulaire disparaissant en quelques heures.
Des titrages sérologiques pour le virus de la maladie de carré et le parvovirus furent effectués chez 19 des 24 chiots braques de Weimar affectés et tous étaient normaux. Une fois atteint l'äge adulte, des titrages d'anticorps du sérum furent réévalués et on constata une persistance d'immunoglobuline G spécifique au virus de la maladie de carré et du parvovirus. Plusieurs de ces chiens ont développé par la suite de l'hypothyroïdie et recoivent des extraits thyroïdiens de substitution.

Par conséquent, pour éviter la récurrence des effets secondaires, qui se révèlent plus graves encore si une piqure de rappel est administrée, des titres sérologiques pour la maladie de carré et la parvovirose sont mesurés.
Une autre approche recommandée par les éleveurs de Braques de Weimar et par l'auteur est de modifier le protocole de vaccination, surtout pour les chiots de lignées connues pour avoir subi des effets délétères de vaccins. Par exemple, on pourrait limiter le nombre d'antigènes utilisés dans les séries de vaccins contre ces agents infectieux les plus courants: maladie de Carré, parvovirose et rage ou séparer ceux-ci et d'autres sources d'antigènes à des intervalles de 2 à 3 semaines et donner le vaccin antirabique tout seul à l'âge de 6 mois. Une série de rappels serait administrée à un an en séparant les 3 vaccinations en question quand c'est possible et aussi en séparant les autres composants vaccinaux et les donner lors de visites séparées à des distances de 2 semaines.
En vertu de quoi, des titres d'anticorps sérologiques peuvent être mesurés (sauf pour les vaccins exigés par la loi, à moins qu'une exemption specifique soit faite sur une base de cas individuel).

RECOMMANDATIONS

Les praticiens devraient être encouragés, lors de la visite initiale avec le propriétaire ou l'éleveur d'un nouveau chiot, de passer en revue les informations courantes sur les caractéristiques congénitales et héréditaires les plus connues de la race.  Plusieurs banques de données, manuels vétérinaires et articles de revues contiennent les informations qui peuvent être d'un grand secours à ce moment-là.

Pour ces races aux risques accrus, l'eventualité d'effets délétères aux vaccinations de routine devraient être discutées et commentées comme partie intégrante de ce programme de santé et de bien-être. Parce que les éleveurs de ces races à risque ont très probablement alerté les nouveaux acheteurs de chiots sur cette possibilité, nous devons être attentifs et respectueux de leur point de vue, sans doute plus éclairé que le nôtre sur une race particulière ou une famille. Ne pas tenir compte de ces questions ou les traiter par le mépris peut mettre à mal la relation avec le client/patient et le résultat sera un client qui va voir ailleurs pour les services vétérinaires ou qui se détourne du soin professionnel pour ces mesures de prévention de santé. Au minimum, si nous ne sommes pas au courant du souci exprimé, nous pouvons faire une recherche ou demander au client ses sources, fiables, de documentation scientifique ou médicale. Toutes les preuves accumulées indiquent que les protocoles de vaccination ne devraient plus être considérés comme programme taille unique.

Pour ces cas particuliers, des alternatives appropriées  qui diffèrent des pratiques vaccinales courantes comprennent:

      • Le fait de mesurer les titres  d'anticorps du sérum
      • Celui d'éviter les vaccins non nécessaires et la sur-vaccination

      • Être très prudent sur la vaccination d'un animal malade, très âgé, affaibli ou fiévreux.

      • Faire du sur-mesure pour adopter un protocole minimal pour les chiens de races ou lignées connues pour courir des risques particuliers de réactions vaccinales (3,5-8)


Les précautions à prendre sont de commencer les séries de vaccinations plus tard, à 9 ou 10 semaines, quand le système immunitaire est plus à même de gérer la pression antigénique, d'alerter ceux qui s'occupent de l'animal, les enjoignant d'accorder une attention particulière au comportement du chiot et à l'état de santé général après les rappels suivants et éviter la revaccination de sujets déjà victimes précédemment d'accidents vaccinaux.
Les frères et soeurs de chiots affectés devraient recevoir une surveillance médicale étroite, courant eux-mêmes un plus grand risque. Modifier le calendrier des vaccinations d'un chiot, comme suggéré plus haut pour le braque de Weimar est aussi hautement recommandable.
Suivre ces recommandations est certainement une façon prudente pour notre profession d'accorder le besoin de prévention individuelle des maladies avec l'adage vieux comme le monde du médecin, rendu célèbre par Hippocrate :

"Apporte de l'aide, et au moins ne fais pas de mal"

Commentaire de Canine Health concern (Catherine O'Dricoll) :

Le Dr Dodds a clairement référencé et fait ressortir quelques-unes des maladies induites par les vaccins et demandé aux vétérinaires de se soucier de ces maladies et des diverses prédispositions qui nuiraient à l'innocuité des vaccins. Elle conseille la prudence dans la vacination plutôt qu'une abolition totale, ce qui est un point de vue sensé.
Connaissant le Dr Dodds, nous savons qu'elle respectera un point de vue différent. Notre propre expérience personnelle nous amène à rejeter tous les vaccins en bloc.
Samson, un golden retriever, a été victime d'une paralysie des membres postérieurs et une dysenterie après son 2ème rappel de chiot. Nous ne savions pas que les vaccins pouvaient être la cause de ceci, aussi nous avons posé des questions à la ronde à des fermiers locaux s'ils avaient mis du poison.
L'année suivante, nous lui avons fait un rappel et sa tête a enflé comme un ballon de foot et il courait partout en hurlant.  A l'âge de 2 ans, le diagnostic de maladie auto-immune a été posé et il est mort de cancer à l'âge de 5 ans. Samson est mort d'une piqûre.

Edward et Daniel, par contraste, ont reçu le vaccin homéopathique alternatif. Ils ont maintenant 4 ans et bénéficient d'une santé robuste. Des milliers de membres de CHC peuvent vous raconter des histoires similaires sur leurs chiens non vaccinés protegés par l'homéopathie. Nous vous renvoyons aussi aux articles sur la fièvre aphteuse parus dans le dernier numéro de mise à jour CHC - où du bétail bien nourri et bien entretenu a gardé une résistance immunitaire à la maladie malgré un contact régulier avec cette dernière.

"Nourrir correctement, renforcer le système immunitaire" est la meilleure forme de prévention contre la maladie. En vaccinant, vous encourez un grand risque de réaction secondaire délétère. Nous croyons que ce risque s'élève à un pour 10 animaux. Mais le choix, en fin de compte, vous revient.

 
Références:

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2. Dodds WJ. Estimating disease prevalence with health surveys and genetic screening. Adv Vet Sci Comp Med 1995;39:29-96.
3. Dodds WJ. More bumps on the vaccine road. Adv Vet Med 1999;41:715-732.
4. Hogenesch H, Azcona-Olivera J, Scott-Moncrieff C, Snyder PW, Glickman LT.
Vaccine-induced autoimmunity in the dog. Adv Vet Med 1999;41:733-744.
5. Schultz R. Current and future canine and feline vaccination programs. Vet Med 1998;93:233-254.
6. Tizard I. Risks associated with use of live vaccines. J Am Vet Med Assoc 1990;196:1851-1858.
7. Twark L, Dodds WJ. Clinical use of serum parvovirus and distemper virus antibody titers for determining revaccination strategies in healthy dogs. J Am Vet Med Assoc 2000;217:1021-1024.
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Merci à Catherine O'Driscoll de nous avoir donner l'autorisation de publier et traduire cet article et à tamtam pour la traduction. (révisé par nougato Sept 2016)

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