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L’alimentation des chiens et des chats

Les chiens et les chats morts

Plusieurs fois par année, les équarrisseurs vont, sur appel, quand les congélateurs des vétérinaires ou des fourrières sont pleins, chercher les chiens et les chats morts. La vision de ce cortège de bêtes congelées, pétrifiées en des formes dantesques et à peine reconnaissables, qu’ils sortent de leur tombeau glacial et qu’ils transportent les unes après les autres jusqu’à leur camion comme de vulgaires paquets, me laissait songeur…

Les chiens et les chats euthanasiés par les vétérinaires et dans les fourrières peuvent être vendus comme source de protéines et de gras à bon marché, mais ce n’est pas une règle absolue.

Il y a d’autres moyens d’en disposer. Certains les font incinérer ou jeter dans des fosses avec les ordures. (voir, dans le dernier chapitre, «La disposition des animaux morts»).


En Amérique, il n’y a aucune loi qui en interdit l’usage dans la fabrication des aliments pour le bétail et les animaux de compagnie. Les équarrisseurs les recyclent, mélangés avec les autres déchets de l’industrie agroalimentaire.

Pour mettre les choses en perspective, il faut préciser que les chiens et les chats morts représentent une petite fraction (de 1 % à 2 %) de la quantité de déchets d’origine animale recyclés par les équarrisseurs. Ce ne sont pas non plus tous les fabricants qui les utilisent.

Dans la liste des ingrédients, il faut surtout se méfier des termes descriptifs vagues, comme farine de viande et gras animal.

Pour éliminer toute ambiguïté et rassurer le consommateur, il faudrait en pratique (et encore, qui vérifiera et comment?) faire inscrire sur les emballages: CE PRODUIT NE CONTIENT AUCUN INGRÉDIENT D’ORIGINE CANINE OU FÉLINE. Ann N. Martin, dans son livre Food Pets Die For, dont la préface est signée par le Dr Michael W. Fox, le vice-président de la Société humanitaire des États-Unis, écrit ceci:

Au Canada et aux États-Unis, aucune loi n’interdit l’usage des chiens et des chats morts dans la fabrication des aliments pour animaux. Des millions d’animaux morts, une concoction de sabots, de têtes, de cornes, de plumes de volailles, d’estomacs, d’intestins, de queues, de graisses animales, d’os, de crottes de poulet, de litière de poulailler, de sang coagulé sont recyclés chaque année. Entre six et sept millions de chiens et de chats sont euthanasiés chaque année dans les refuges.
La ville de Los Angeles, par exemple, envoie chaque mois 200 tonnes de chiens et de chats morts à la compagnie West Coast Rendering. Des fabricants d’aliments pour animaux essaient de ne pas acheter leurs farines de viande à des compagnies qui font l’équarrissage des chiens et des chats morts et certaines compagnies refusent de les utiliser, mais il y en a encore un certain nombre qui les utilisent3.

En 1988, l’ Angleterre produisait 1,3 million de tonnes métriques de ces sous-produits ou déchets, soit 1,3 milliard de kilos (58 Titanic pleins). En Amérique du Nord (États-Unis et Canada), on en produit plus de 14 millions de tonnes métriques par année (620 Titanic pleins4). Les problèmes liés à la disposition de tous ces déchets sont aujourd’hui presque insurmontables.

Tous ces déchets sont découpés, déchiquetés en mille morceaux, puis jetés en vrac dans de grandes cuves et bouillis à très haute température (250 °F) pendant 20 à 60 minutes. Les colliers en plastique et en cuir, les médailles, les colliers contre les puces et les sacs en plastique qui servent à transporter les chiens et les chats morts ne sont même pas enlevés avant la cuisson.

La graisse qui flotte au-dessus de la cuve est écumée pour être utilisée dans divers produits de consommation.

Ce qui reste au fond et qui se dépose en coagulât et en amas est transformé en farine de viande, d’os, etc. Tous ces sous-produits sont distribués aux fabricants d’aliments pour bétail et animaux de compagnie, aux fabricants d’engrais, etc.
Une foule d’autres sous-produits peuvent également entrer dans la composition des aliments pour animaux. J’en cite quelques-uns, mais la liste est loin d’être exhaustive (toutes ces substances font partie d’une liste d’ingrédients publiée par l’Association of American Feed Control Officials (AAFCO), un des organismes créés par l’industrie elle-même pour assurer un certain contrôle de la qualité :

poil hydrolisé, plumes de poulet hydrolysées; déchets organiques déshydratés provenant des restaurants et des grandes surfaces, pourvu qu’il n’y ait pas de métal, de verre et d’autres matériaux similaires; fientes de poulets; litière de poulailler, d’étable, de porcherie, y compris les copeaux de bois et la paille qu’elle peut contenir; excréments de porcs.

Les protéines végétales

Les sous-produits de l’industrie des céréales sont aussi présents en très grande quantité dans les aliments pour animaux de compagnie. Ils sont, comme les autres, de deuxième, voire de troisième catégorie.

Tout ce qui est rejeté pour la consommation humaine pour diverses raisons, comme la présence de moisissure et un taux d’insecticide et de fongicide inacceptable, est classé pour consommation animale. (Ces produits, éliminés pour protéger la santé des humains, se retrouvent de toute façon dans les viandes et les produits de l’industrie agroalimentaire et, indirectement, dans la chaîne alimentaire humaine.) L’industrie, pour économiser, utilise beaucoup les céréales et ses sous-produits dans ses recettes pour les animaux de compagnie8. Depuis quelques années, pour des raisons de rentabilité, presque tous les aliments industriels pour carnivores domestiques contiennent un taux très élevé de soya et de céréales Frankenstein (OGM).

Avec des machines spéciales, il est désormais possible de reproduire, à s’y méprendre, la forme et la texture fibreuse de la viande.

La transformation industrielle

Le simple fait de soumettre les aliments à des températures élevées pour les transformer en un produit facilement manipulable et qui se conserve mieux altère les enzymes, les protéines et une foule de substances bio actives essentiels. Par exemple, la cuisson à haute température provoque des combinaisons chimiques entre certaines composantes des aliments, comme les sucres, qui annulent ou diminuent leur valeur nutritive totale. De plus, le fait que ces aliments sont de deuxième ou de troisième catégorie n’améliore en rien la qualité du produit final. L’ajout subséquent des éléments manquants ou détruits par les procédés industriels de transformation ne corrige que partiellement les lacunes de la nourriture fabriquée9 car comme le dit le vétérinaire homéopathe Richard H.Pitcairn, il y a en effet une qualité, pourrait-on dire une vitalité, aux aliments frais qui est détruite par la cuisson et la transformation industrielle.

Il est impossible de reproduire artificiellement la bio-qualité des aliments frais car même si la composition chimique des aliments est connue, on sait peu de choses sur l’interaction réciproque des composantes.


De nombreux phénomènes demeurent inexpliqués ; l’industrie a une approche très réductionniste de la question. Enfin, et ce n’est pas pour améliorer la qualité du produit, divers aromatisants, des révélateurs de goût, des agents attirants synthétiques et des colorants artificiels, ainsi que des agents de conservation - certains, toxiques au point d’être interdit pour usage humain - sont rajoutés.

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Une étude relativement bien connue menée en 1946 par le Dr Francis M. Pottenger, un médecin américain, a permis de montrer les effets néfastes de la cuisson des aliments sur la vitalité et la longévité des animaux.
Cette étude a porté sur 900 chats répartis en deux groupes qui ont été nourris pendant plusieurs générations, le premier d’aliments crus et l’autre, d’aliments cuits. Pottenger a noté que les chats du premier groupe n’étaient jamais malades, que le taux de fécondité, le nombre d’anomalies congénitales et fœtales, la grosseur des petits à la naissance, la longévité, la résistance aux parasites comme les puces et les vers intestinaux, la santé des dents, des gencives et des os, la qualité de la fourrure, le lustre du poil, l’allure générale de la silhouette étaient sans commune mesure à côté de l’autre groupe. Autrement dit, les animaux du premier groupe étaient en parfaite santé.


Pour ceux qui désirent en savoir plus, voici l’adresse et le numéro de téléphone de La Fondation Sur La Nutrition Price Pottenger:


Price Pottenger
Nutrition Foundation
P.O Box 2614
La Mesa, CA 91943-2614, USA
(619) 574-PPNF.
http://www.price-pottenger.org/

Une autre étude réalisée en Inde par un médecin anglais, le Dr Mc Carrison, confirme l’importance d’un régime cru et naturel. Mille rats soumis pendant vingt-sept mois à un tel régime n’ont pas manifesté un seul signe de maladie. Leurs organes étaient parfaitement sains et ne présentaient aucune lésion dégénérative11. D’autres études corroborent ces observations.

Les additifs chimiques

Pour empêcher la détérioration des croquettes et des bouchées tendres et permettre leur conservation, les fabricants sont obligés d’utiliser de grandes quantités de sucres et d’agents de conservation.

Les pires aliments et les plus toxiques sont les bouchées tendres, suivis de la nourriture sèche.

Pour séduire le maître seulement – les animaux sont incapables de faire la différence – et rester compétitifs sur un marché où existe une forte concurrence, les fabricants ajoutent divers arômes et colorants artificiels pour masquer la mauvaise odeur des ingrédients et donner au produit une couleur agréable, en général rouge ou rosée.

Pour relever le goût des aliments et les rendre plus appétissants, plusieurs substances leur sont additionnées, parfois dans des proportions bien au-dessus de ce qui est nécessaire. Par exemple, la quantité de sel dans certains produits est de 20 fois la normale.

Les animaux qui mangent cette nourriture boivent de façon excessive. Certaines maladies cardiaques dues à l’hypertension sont reliées à cette quantité de sel très élevée qui ne sert qu’à donner de la saveur. Les fabricants ne sont pas tenus d’indiquer la teneur en sel de leurs produits14.

La saveur d’un aliment a un rapport avec la quantité de protéines et de gras qu’il contient. Alors, comme ils ne sont pas tenus d’en indiquer le taux minimum, les fabricants ne se gênent pas pour en mettre une quantité excessive.

Un taux de gras élevé donne un beau poil lustré mais prédispose à l’obésité et à d’autres métaboliques comme, par exemple, le diabète. Un taux de protéines trop élevé engendre ou exacerbe certains problèmes osseux et rénaux15.

Le chat est souvent atteint de maladies rénales et il est possible qu’une consommation excessive de protéines en soit la cause. L’hyperactivité a aussi une relation avec un taux de protéines trop élevé16.

C’est aussi vrai pour les êtres humains. Les hamburgers, par exemple, sont surtout appétissants parce qu’ils sont très riches en protéines et en gras. Les saveurs artificielles rehaussent également le goût de ces aliments qui ne sont pas conformes à nos besoins véritables. Tous les éléments nutritifs détruits par la cuisson et la transformation doivent être remplacés. Tous ceux qui manquent à cause de la piètre qualité des ingrédients utilisés doivent aussi être ajoutés. Les minéraux ne sont pas fournis sous forme chélatée (combinés avec des protéines, comme dans les aliments naturels) et beaucoup sont mal absorbés et passent directement dans les selles.

La composition des recettes

La composition des recettes est très variable. Elle est formulée par ordinateur selon le prix des ingrédients sur le marché (least cost ration). Cela peut expliquer pourquoi un animal qui consomme un même produit depuis six mois a soudainement la diarrhée. En effet, la flore intestinale, habituée à certains ingrédients, se trouve tout à coup déséquilibrée par un changement de recette, ce qui se traduit chez l’animal par un dérèglement de l’intestin.

Les recettes suivent donc les fluctuations du marché, et les fabricants ne sont pas tenus d’indiquer les changements provisoires sur l’étiquette.

Les étiquettes

La loi oblige les fabricants à inscrire certaines données sur les étiquettes, dont la marque de commerce, le nom et l’adresse du fabricant, le poids, la liste des ingrédients et diverses informations relatives à l’analyse garantie.

Plusieurs fabricants s’en tiennent au strict minimum prescrit par la loi, mais nous allons voir que ces indications ne veulent pas dire grand-chose.


Par ailleurs, les ingrédients ne sont pas non plus obligatoirement détaillés mais souvent classifiés dans des catégories générales comme, par exemple, sous-produit de volaille, de bœuf, de poisson, de viande, etc. Pour obtenir une marge de manœuvre encore plus grande, les industriels les moins scrupuleux cherchent même à obtenir la permission de les classifier dans des catégories encore plus vastes comme produit marin, animal, végétal ou fibreux.

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