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L’alimentation des chiens et des chats

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L’alimentation des chiens et des chats

Les effets de notre alimentation sur notre santé générale et notre longévité sont aujourd’hui bien démontrés. Nous sommes en quelque sorte ce que nous mangeons et de nombreuses maladies sont associées à notre régime alimentaire et à la qualité des aliments que nous ingérons.

Ainsi, il existe un lien entre l’alimentation et le cancer du sein, du colon, de la prostate, etc., sans parler des allergies alimentaires, de l’intolérance à certains aliments, de l’intoxication par les agents de conservation, colorants et additifs en tout genre que l’on trouve couramment dans notre nourriture. Les maladies métaboliques et glandulaires, comme le diabète, l’hyperthyroïdisme, les déséquilibres minéraux, les maladie des gencives et des dents liées à la présence de tartre, l’obésité, les maladies du rein, certaines formes d’arthrite et certaines maladies osseuses telle l’ostéoporose, les maladies cardiaques, etc., sont aussi reliées en grande partie à notre alimentation.

Comme chez les humains, plusieurs des maladies dont souffrent les animaux de compagnie sont attribuables à leur régime alimentaire. Mais la comparaison s’arrête là, car la qualité des ingrédients qui entrent dans la fabrication de la nourriture destinée à nos enfants est de beaucoup inférieure à la qualité de nos aliments, et la transformation industrielle que subissent ces ingrédients ne fait que dégrader davantage la nourriture. Cela explique la fréquence très élevée des maladies des bêtes associées à leur alimentation et démontre bien qu’il n’est pas si facile que de fabriquer artificiellement une nourriture acceptable.

J’ai moi-même eu recours à cette nourriture pour nourrir mes propres enfants et j’en ai perdu un, mon préféré, Arnaud, mort à la suite d’une longue et douloureuse maladie des reins. Son système métabolique s’est complètement déséquilibré et l’autopsie a déterminé clairement l’origine de sa maladie. Des calculs de type oxalate de calcium se sont formés conséquemment à l’ingestion prolongée d’une nourriture malsaine que je conseillais même, en toute bonne foi, à mes clients et que je leur vendais à un prix relativement élevé.

C’est d’ailleurs sa mort qui a déclenché mon intérêt critique pour l’alimentation des animaux de compagnie. On y reviendra plus loin; pour le moment, parlons du cas de mon chat.

Au cours des trois mois précédents, j’avais trouvé des flaques d’urine un peu partout sur les planchers et les comptoirs. Il avait maigri et, par la suite, il avait eu beaucoup de mal à se déplacer. Il miaulait continuellement et, quand je le prenais dans mes bras, il se tordait de douleur. Je décidai sans attendre de l’examiner.
Pour ne pas le traumatiser, j’ai endormi Arnaud à l’aide d’un gaz anesthésique à action ultrarapide et très sécuritaire. J’avais une espèce d’aquarium hermétique où je plaçais les petits animaux pour les endormir gentiment. Avec mon assistante Michelle, je lui ai fait une prise de sang, ai prélevé un échantillon d’urine et l’ai radiographié. Quelques minutes plus tard, il était réveillé.

Les résultats ont confirmé mes appréhensions. Arnaud présentait une déficience rénale assez grave. Ses deux reins au niveau des bassinets (la région centrale de l’organe) et un de ses uretères (le canal qui conduit l’urine du rein à la vessie) étaient remplis de calculs urinaires. Les calculs de type oxalate, comme ceux qu’il avait, ne répondent pas à un traitement médical et, dans son cas, la chirurgie était peu prometteuse.
J’ai hésité pendant plusieurs jours, mais je savais ce que je devais faire...
Par hasard, Joe, une collègue vétérinaire, est passée me voir pour me mettre à jour sur les nourritures du fabricant qu’elle représentait et que je distribuais à mes clients. C’est cette nourriture qu’Arnaud mangeait. Incapable de le faire moi-même, j’ai saisi l’occasion et lui ai demandé d’euthanasier Arnaud. Je l’ai tenu sur la table et Joe, aussi émue que moi, a procédé d’une main sûre et expérimentée. Arnaud s’est affaissé instantanément. N’arrivant pas à me contenir, j’ai fondu silencieusement en larmes. Joe, aussi sensible que moi, pleurait également, et je vous jure qu’à ce moment-là, on n’avait vraiment pas l’air très professionnel.

Euthanasier un animal est toujours émouvant, mais mettre fin aux jours d’un animal qu’on connaît est parfois difficile et même traumatisant pour beaucoup de vétérinaires, même pour les plus endurcis.
Arnaud le chat m’avait donné six ans de bonheur et sa mort m’a causé un grand choc. C’est quand on perd ceux qui partagent notre vie qu’on s’aperçoit de leur importance.
Par une ironie du sort, c’est Joe, la représentante innocente de la nourriture qui avait tué Arnaud, que le destin m’avait envoyée.
Il me reste encore un chat et, par habitude, il mange toujours les mêmes croquettes.
Un jour, ce sera peut-être encore le cœur tendre de Joe qui viendra finir le travail...

Notre mode de vie nous amène, pour des raisons pratiques, à donner aux bêtes un régime alimentaire fabriqué industriellement, une commodité qui facilite la satisfaction des besoins alimentaires d’un animal en captivité. Peu de gens ont le temps et le désir de faire autrement et, pour promouvoir la consommation, l’industrie entretient soigneusement l’idée qu’une telle alimentation convient parfaitement à un animal captif.


Alors que pour les êtres humains, les nutritionnistes recommandent de manger des aliments frais et variés, de modérer la cuisson et d’éviter le prêt-à-manger et les aliments contenant des agents de conservation et divers autres produits chimiques comme les pesticides, les insecticides, les fongicides, etc., l’industrie alimentaire pour animaux a réussi à convaincre les consommateurs qu’il était contre nature, voire dangereux, de faire pour les animaux ce que nous faisons pour nous-mêmes pour des raisons de santé.

Nous offrons donc à nos enfants, jour après jour, des aliments de piètre qualité, fabriqués à même les restes, les déchets de l’industrie agroalimentaire, archi-transformés, dénaturés et dévitalisés par la cuisson, bourrés de toxines, de déchets biologiques, de pesticides, d’insecticides, de fongicides, de colorants, d’agents de conservation et de saveurs artificielles.
Cette pitance est un poison qui les tue d’une mort lente mais certaine.

 

La source des ingrédients

L’industrie agroalimentaire qui produit des denrées destinées à la consommation humaine trouve dans l’industrie de l’alimentation animale un débouché inespéré pour ses restes.

C’est un peu normal, alors que la nourriture de qualité se fait rare même pour les humains. Après tout, les chiens, des éboueurs, des détritivores, des coprophages et des nécrophages par nature, consomment volontiers des cadavres, des détritus et des excréments. Dans certains pays du tiers-monde où les conditions sanitaires laissent à désirer, les chiens mangent ce qu’ils peuvent pour survivre... Par ailleurs, la plupart des chiens abandonnés qui retournent à l’état sauvage survivent en mangeant ce qu’ils trouvent dans les dépotoirs municipaux. En sachant cela, il est beaucoup plus facile de lire les pages qui suivent.

Les équarrisseurs recueillent dans les fermes, les abattoirs, les fourrières, les zoos, les restaurants, les grandes surfaces, chez les vétérinaires, au bord des routes, etc. tous les sous-produits de l’industrie agricole et les animaux morts, peu importe ce qui a causé la mort. Tout ce qui est impropre à la consommation humaine est recyclé par les équarrisseurs pour être resservi aux bêtes ou transformé en engrais agricoles.


Or, indirectement, ces sous-produits reviennent dans notre assiette, car nous mangeons non seulement la viande des animaux nourris de ces déchets, mais aussi des légumes, des céréales et des fruits (même biologiques) fertilisés avec des engrais d’origine animale (poudre d’os, farine de sang, de viande, de poisson, etc.). En outre, une grande variété de sous-produits des animaux de boucherie servent à fabriquer une multitude de produits de consommation.

Il est exceptionnel de trouver un aliment destiné à la consommation humaine qui ne soit pas fabriqué, sous une forme ou une autre, avec des produits qui viennent d’animaux nourris de farines protéinées composées des déchets de l’industrie agroalimentaire. La chaîne alimentaire tout entière peut être contaminée par les toxines, les produits chimiques tels que les pesticides, les insecticides et les fongicides, et par les microbes que ces déchets peuvent contenir. Non seulement le lait, les œufs et le beurre, mais encore le saindoux et la gélatine qui sert à fabriquer les bonbons des enfants, les guimauves, les biscuits, les sirops peuvent être contaminés. Même les cosmétiques (le rouge à lèvres, par exemple), le tabac (les toxines contenues dans les engrais fabriqués à partir des sous-produits animaux peuvent être absorbées par les plantes), les aliments biologiques (engrais de sou-produit animal) peuvent être contaminés. Dans le domaine médical, de tels sous-produits entrent, directement ou indirectement, dans la fabrication de nombreux vaccins, du catgut des chirurgiens, des hormones de croissance, de l’insuline, des gonadotrophines, etc. Les études sur les greffes d’organes de cochons (xénogreffes) modifiés génétiquement pour réduire les risques de rejet laissent entrevoir la possibilité imminente de remplacer les organes défectueux des humains, mais également le danger de contamination. À long terme, la boucle se ferme par la contamination de la terre et de l’eau potable1.

Non seulement les abats, les pattes, les articulations, le contenu intestinal, le poil, les plumes, les têtes, les glandes mammaires, les fœtus riches en œstrogènes, les nageoires, les arêtes et les viscères de poissons sont recyclés, mais aussi les viandes et les poissons avariés et pourris et toutes les autres denrées comestibles dont la date de péremption est dépassée (y compris leur emballage en plastique), les graisses rances et détériorées des restaurants, les parties cancéreuses, les abcès découpés et les quartiers de viande rejetés par les inspecteurs des abattoirs, les animaux morts pendant le transport et les autres trop faibles pour atteindre l’abattoir, les cadavres d’animaux de ferme morts à la suite d’une maladie, d’un empoisonnement, d’un accident, les animaux sauvages et domestiques écrasés par les voitures, et même les corps en putréfaction.

Selon Deborah Lynn Dadd, auteure du livre The Non-toxic Home of Office, aux États-Unis, 116 000 mammifères et 15 millions de volailles sont condamnés avant l’abattage. Après l’abattage, 325 000 carcasses et plus de 5,5 millions de parties malades sont refusées pour la consommation humaine. 140 000 tonnes de volailles sont retirées de la chaîne alimentaire pour cancer.

Tous les animaux impropres à la consommation humaine sont utilisés dans la fabrication des aliments pour bêtes.

En Suisse, jusqu’en 1996, les placentas, les tumeurs excisées dans les hôpitaux et d’autres tissus humains étaient «recyclés» de cette façon2.
C’est ce que les Anglo-Saxons nomment les 4D, pour diseased (malade), dead (mort), dying (en train de mourir) et decomposed (décomposé).

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