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Délicatesses véreuses

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L'article ci-dessous avait été publié en mars 1996 par Orizzonte de Dr. Milly Schär-Manzoli. Depuis cette date nous avons eu droit au scandale ESB où l'industrie agro-alimentaire avait tenté de faire des ruminants des carnivores en mélangeant des protéines d'origines animales dans les farines et granulés qui sont destinés à l'alimentation des animaux domestiques comme les vaches. Cette tentative se soldait par des problèmes de santé pour nous les humains et finalement l'UE ne pouvait faire autrement que de mettre en place certaines règles qui interdisent entre autres l'emploi de protéines animales dans les farines destinées à l'alimentation du bétail.
Il s'agit en fait d'une modification d'un règlement antérieur qui devrait en même temps également avoir des répercutions en ce qui concerne les déchets carnés des abattoirs destinés pour la fabrication d'aliments pour des animaux familiaux, donc pour nos chiens, chats et furets.
Actuellement par exemple des chiens ou d'autres animaux euthanasies par la suite de maladies prennent systématiquement la direction des sociétés d'équarrissages où ces cadavres devraient être incinérés dans le but d'éviter que de tels composants puissent se retrouver sous la forme de farine de viande ou graisse animale dans les croquettes pour nos animaux de compagnie.
Dans ce domaine l'opacité est grande. Les contrôles peuvent-ils être suffisants en sachant que les effectifs des vétérinaires sanitaires sont chaque année revus à la baisse, pour des raisons économiques ? Les marchandises circulent librement à l'intérieur de l'espace économique de l'Union Européenne et les importations hors de l'UE ne sont pas interdites.

En se basant sur les conclusions de Hans Ulrich Grimm, ancien rédacteur de l'hebdomadaire allemand Der Spiegel, qui publiait en 2007 le Livre Noir Aliments pour Animaux avec le titre Katzen würden Mäuse kaufen (ISBN 978-3-552-06049-4), pas grand ou peu de choses ont changé depuis que Dr. Milly Schär-Manzoli avait publié en 1996 les cris d'alarmes des Dr Jacques Leguera et Dr Hervé Jeanbourquin de Ville d'Avray.

Le dernier   scandale

de l'industrie pour aliments pour chiens et chats avec des rappels en cascade, datant de 2007 et qui est sans pareil dans l'histoire du pet food a contribué à renforcer le sentiment de méfiance des propriétaires d'animaux de compagnie pour les aliments industriels.

Ils se retournent de plus en plus vers une alimentation naturelle à base de viande crue, B.A.R.F. qui respecte le système digestif des chiens, chats et furets.

Délicatesses véreuses


Deux vétérinaires français ont révélé des faits scandaleux. Il paraît que les aliments en boîtes pour chiens et chats contiennent de la viande contaminée par des parasites, virus, cirrhoses et de nombreuses autres maladies. Les animaux de compagnie sont-ils victimes d’intoxications alimentaires? Les lois existantes le confirment !

Le plus grand nombre d’animaux de compagnie tombe malade et décède suite à une mauvaise alimentation, ou disons plutôt : suite aux saloperies que contiennent les boîtes d’alimentation si vantées.
Ceci est le cas selon deux vétérinaires holistiques français, Dr Jacques Leguera et Dr Hervé Jeanbourquin de Ville d'Avray. Leurs explications ont déclenché une vague de colère parmi les fabricants et laissent stupéfaits et sans voix les propriétaires d’animaux.

Comment ces vétérinaires sont-ils arrivés à leurs conclusions?
« Ce que nous souhaitons surtout, c’est guérir sans moyens artificiels, en trouvant l’origine de la maladie », explique le Dr Jeanbourquin. « Nous ne nous limitons pas à traiter uniquement les symptômes. » C’est ainsi, en cherchant l’origine de beaucoup de maladies dont souffraient leurs patients, des chiens et des chats, que les deux vétérinaires ont fait cette découverte pour le moins inquiétante. Selon eux, la viande contenue dans l’alimentation industrielle pour nos compagnons à quatre pattes est composée de déchets d’abattage. On y trouve entre autres:

des foies, poumons, cartilages et os pulvérisés contaminés par des parasites ainsi que d’autres organes venant d’animaux malades qui souffraient au moment de leur abattage de fièvre, abcès, virus, tumeurs etc.

De la viande non seulement interdite à la consommation humaine, mais qui est également une bombe à retardement pour la santé de nos animaux domestiques.
Ces déchets d’abattage ainsi que les cadavres d’animaux qui ont du être abattus suite à des maladies graves ne sont pas incinérés, mais enlevés par des fabricants d’alimentation industrielle pour animaux. Ils réchauffent l’ensemble, en extraient l’eau et réduisent le tout en « farine animale », la base des « délices » si vantées! Souvent des viandes importées d’origine inconnue y sont ajoutées.


Pour ce qui est des légumes dans ces boîtes, chaque année, 700.000 tonnes de produits agroalimentaires endommagés impropres à la consommation humaine sont transformées en pâtés, granulés et croquettes. La plus grande partie de ces produits serait littéralement en état de pourriture et mélangée à des déchets de production d’huiles, sucres ou bières. Ces derniers contenant donc toutes les substances chimiques provenant du nettoyage et du raffinement etc.

Quelques détails seulement:

Il paraît que les boîtes « au poulet » contiennent également les plumes, soigneusement transformées en farine, ou, dans le meilleur des cas, les pattes avec les griffes. Tout cela n’est pas interdit, au contraire, il existe même de nombreuses lois et décrets qui légalisent ces faits. En France, par exemple, le décret arrêté le 1er mars 1973 permet l’utilisation des matières premières les plus incroyables dans la fabrication de nourriture pour animaux, par exemple : résidus de fœtus, viande infectée par des sérums ou contaminée par de la fièvre, des organes parasités, des cœurs avec des maladies vasculaires, des foies atteints de cirrhose et des maladies du poumon, etc. En plus, le même décret permet l’emploi de matières dont on a remarqué des odeurs anormales, sauf décomposition, et de couleurs anormales et qui sont imprégnées de substances chimiques ou biologiques (œstrogènes, antibiotiques,pesticides, métaux lourds). Seule restriction, leur taux ne doit pas dépasser la quantité autorisée par la loi. Le décret permet également d’utiliser des produits rances provenant d’une décongélation incorrecte.

En 1990, l’UE a publié des directives concernant la fabrication de nourriture pour animaux. Malheureusement, elles sont quasi identiques au décret français cité ci-dessus. Afin de faire appliquer ces directives, le ministre de l’agriculture français a créé un nouvel arrêté permettant à nouveau l’emploi de ces matières premières à risques, telles que la réutilisation de tout animal mort ou non abattu pour la consommation humaine, ce qui agrandit le terrain d’application légal et laisse la porte ouverte à l’utilisation d’animaux vivisectionnés ! Le nouveau décret permet également d’utiliser des déchets d’animaux dont les pathologies sont transmissibles à l’homme. Sont également autorisées toutes sortes de viandes avariées, qui peuvent comporter des risques énormes pour les hommes et les animaux, ainsi que la viande d’animaux mort-nés ou avortés etc.
L’utilisation légale de ces matières premières a été considérablement élargie, par des cadavres d’animaux de compagnie morts dans des cliniques vétérinaires, ainsi que des troupeaux d’animaux frappés par des épidémies et donc abattus, et tous les animaux victimes de la route etc.


Ainsi, les fabricants peuvent disposer de matières premières non seulement à prix bas, et même gratuites, qu’ils peuvent vendre sous l’appellation de „spécialités“ avec des prix élevés. Ils ne manqueront certainement pas au passage de rajouter des additifs chimiques afin de laisser croire aux acheteurs voulant le meilleur pour leurs animaux que ces boîtes et friandises sont saines et naturelles. Les légumes sont colorés en vert, les céréales en jaune et la viande, selon les cas, en nuances différentes, allant du brun au beige


Des sommes incroyables sont dépensées chaque année, pour une publicité dont les slogans vont droit au cœur. La vente de l’alimentation industrielle a augmenté de 50% à plus de 80% dans les dernières 25 années. Seule une minorité de personnes nourrissent encore leur animal avec de la nourriture faite maison
.
En France, les producteurs d’alimentation industrielle pour animaux sont regroupés dans un marché qui comprend 95%. Les quatre premiers groupes, qui tiennent 80% du marché, sont: Unisabi (Mars), Gloria (Nestlé), Quaker et Royal Canin (Guyomarch, Paribas). Unisabi commercialise 12 marques, dont César, Pedigree Pal, Sheba, Royal Canin, Whiskas, Kite-Kat, Ron-Ron, Brekkies, Frolic etc. En 1990, la succursale française de Gloria affichait un chiffre d’affaires d’1,5 million de FF, elle est spécialisée dans la fabrication de nourriture pour chats comme Friskies, Gourmet, Buffet. La succursale Quaker, quant à elle, spécialisée dans la fabrication d’aliments de marque Fido et autres pour chiens ainsi que Felix pour chats.

La plupart de ces fabricants disposent de laboratoires avec chiens et chats leur permettant de tester leurs produits. Dans les années 80, notre magazine faisait déjà état de ces tests en laboratoire, en accusant des actes de vivisection faits en Autriche sur des chiens Beagle.


Royal Canin à Saint-Nolff (F) a été mis en cause par la SNFA à Vincennes il y a quelques années pour avoir effectué des expériences similaires sur des vaches, chiens et chats.
Royal Canin détient près de 80 chiens et environ 50 chats qui leur servent de cobayes pour tester leurs produits. En plus, la société détient de la volaille, des lapins, cochons, moutons etc.
Les produits des marques Pal, Canigou, Frolic, Loyal, Whiskas, Kite-Kat, Ron-Ron, Sheba, Brekkies sont également testés par Unisabi dans leur centre de recherche. Il en va de même pour Gourmet, Buffet, Alifloc qui sont testés dans un autre centre de recherche à Aubigny (F). Les raisons sont certainement protégées par une loi, comme c’est le cas pour certains produits de consommation pour humains, et qui servent à protéger le fabricant en cas d’anomalie.

La loi suisse:

Farine provenant de déchets d’abattage et déchets industriels dans l’alimentation pour animaux de compagnie!


La loi suisse (arrêté sur la fabrication et le commerce d’alimentation pour animaux, du 26 janvier 1994) protège mieux que son équivalente française, mais ne peut rien garantir. En effet, les matières premières pour la fabrication d’alimentation pour animaux ne sont rien d’autre que des produits industriels déclassés et des déchets d’abattage.
On peut lire dans l’annexe 2B de l’arrêté que parmi les matières premières admises, on accorde l’utilisation entre autre de farine de sang, farine de plumes de volaille, graisses animales (y compris des contaminations non solubles en éther de pétrole!) graisses diverses et graisse d’os (également non soluble en éther de pétrole!), déchets secs provenant de l’abattage de volaille (comprenant des chlorures!), cadavres d’animaux divers cuits à l’eau, y compris des cendres non solubles ni en gaz chlorhydrique ni en chlorure etc. jusqu’à un pourcentage maximum toléré.

En ce qui concerne l’éther de pétrole, les chlorures et les hydracides, ce n’est pas obligatoire de les indiquer. En imprimant le contenu du produit, ce qui est obligatoire, on détourne la vérité en appelant ces ingrédients des « protéines » dans le but de tromper l’acheteur.
Et ce n’est pas fini: des restes de grains de café pressés, décoction de déchets de légumes, d’alcool de poires, pommes de terre, raisin ou de tomates (déchets de la transformation industrielle de fruits et légumes), jus de déchets de poisson pressé ainsi que nombreux autres déchets industriels font également partie des ingrédients. La loi suisse, ne parlant pas de parasites, virus et viandes malades ou avariées, se contente de déclarer que l’alimentation pour animaux ne doit être vendue uniquement que si elle est saine et de bonne qualité. Ceci est en contradiction avec l’énumération des matières premières listées dans l’annexe 2B.
L’alimentation en conserve pour animaux, même si elle n’est pas préparée à base de viande malade ou avariée, est fabriquée avec des déchets et des produits déclassés: Au regard des lois autorisant leur fabrication, ces produits ne sont ni plus ni moins que des ordures. Nos animaux de compagnie, surtout nos chiens et chats, trouvant dans leurs gamelles une nourriture non adaptée, tombent souvent malades et parfois en meurent – et cela en toute légalité. L’animal étant un être vivant, dépendant de ses maîtres qui doivent être informés du contenu réel de la nourriture qu’ils donnent à leurs protégés afin que ces derniers reçoivent une nourriture appropriée et digne d' être vivant.

Avec remerciements à l'ATRA CH-6900 Lugano pour la publication de ce texte.
Ass
ociation suisse pour l'abolition de la vivisection.
Brigitte Kraemer pour son excellente traduction

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© Brigitte Kraemer, Traduction et Pieter Wenk 2006-2013
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